EXPLORATION DE “SUNDALAND” : UN VOYAGE SOMBRE ET IMMERSIF!

Par ROCKXED EVENT

Le 26 mai 2025, émerge des fonds sombres et mystérieux, “Sundaland” deuxième album de MERFOLK, gravé par Patrick Loisel, comme les vagues qui façonnent les rochers.

Embarquez, je vous emmène sur la Barque Rockxed Event, à la découverte de cet univers musical, sonore, visuel et sensoriel époustouflant et déroutant.

Avant de nous laisser vaguer… La légende dit que le MERFOLK, se nomme Patrick Loisel, connu et très respecté dans le milieu du rock/métal québécois en tant que frontman d’Augury, un groupe de virtuoses du métal. Il est vocaliste, guitariste, compositeur, enseignant d’histoire – géographie, passionné par la mythologie, curieux et original.

On dit aussi qu’il a usé de ses capacités d’alchimiste, mis tous ses ingrédients dans un coffre et créa ce projet solo, dans lequel il incarne un one-man band et le chef de son propre orchestre.

De l’idée originale, de l’inspiration à la compo, les instruments, les vidéos, le Merfolk crée, construit, joue (d’au moins HUIT instruments), filme, confectionne guitares et marionnettes, monte, mix, promeut.

Avant Sundaland, certains d’entre vous, aventuriers, aviez déjà plongé dans le fin fond des mers, touchant du doigt la zone “Demersal”, premier album de Merfolk.

Si comme moi, vous vous attendiez à la même ambiance, les mêmes chants ensorcelants, vous serez certainement surpris après votre voyage sur cette terre perdue 

Alors sillonnant :

À la première mesure, nous nous sommes fait secouer par les battements et les voix mystiques de créatures sous-marines mâles. Elles semblaient errer tels des fantômes prisonniers d’une cité engloutie, aspirés dans le noir au fond de cette mer trouble. Vient alors à notre rencontre le Merfolk avec ses bourdonnements gutturaux, accompagnés d’un riff de guitare frénétique, le son est lourd au-delà des frontières du Death Metal.

Encore éblouies par cette introduction, nous sommes légèrement dans les vapes. Claviers enchanteurs et tambours nous réveillent. Krasue Came Warning est envoûtante, et légèrement dérangeante comme la créature bizarre qu’est Krasue, qui appartiens au folklore thaïlandais et d’Asie du Sud-Est.

Le vocaliste – Patrick Loisel – donne une performance vocale inhumaine, et tout comme The Plowing Sea, la partie rythmique mériterait un article dédié.

Alors que pour ceux qui me connaissent, je suis habituellement obnubilée par la guitare, ici, j’avoue l’oublier, est-elle présente ? Peu importe, la finale me fait bien réagir, la repassant en boucle : 03:55-04:15. Est-ce un petit air d’un Zeppelin psychédélique qui vient de souffler ? Achille s’est-il tenu ici ? Est-ce un clin d’œil ou tout simplement mon cerveau et ma mémoire sonore qui me jouent des tours ?

Dites-moi si vous l’avez ressenti vous aussi !

En parlant de jouer des tours, le Merfolk excelle. Alors que nous sommes retenues dans cette pièce sombre sous les eaux troubles, notre voyage est incertain. Avec “Démersal”, nous avions suivi les flots, ici Loisel nous déroute, terme dont je ne cherche même plus les synonymes.

Si “The Ghost Fleet”, troisième pièce de l’album Sundaland, ne vous donne pas la chair de poule, assurez-vous que vous êtes bien vivants mes amis. Une intro qui nous fait remonter doucement à la surface, flottant paisiblement. Le Merfolk nous conte, les cordes nous enlacent et nous bercent.

Je regrette à ce moment de ne pas avoir de connaissances techniques pour mieux décrire la structure musicale de cette pièce, de cet album. Ici, je réponds à ceux qui pourraient dire : « Mais ce n’est pas une critique d’album », ce n’en est pas. C’est un voyage, une expédition comme j’ai coutume de faire avec la musique. Petit rappel, je ne suis pas musicienne, je ne critique pas un album, je le raconte, je le vis, je l’explore avec vous à mes côtés.

Une pièce maîtresse, un visuel hallucinant, des voix transcendantes. Nous retrouvons la surface, notre barque traverse de multiples univers à grande vitesse, comme pourchassés. Contrairement aux pièces précédentes, ici, les harmonies sont dominantes. Une magnifique orchestration que nous avons ici. Quant aux riffs, nous restons sur une continuité qui, à ce stade, me fait penser à une maturité dans la composition.

Un charme, un sort lancé, titre éponyme, exotique ! Plutôt un prélude qu’une cinquième pièce, ce qui nous laisse un peu pensifs. J’ai l’impression que nous avons subitement changé de dimension, voire de mythologie. À quoi Sundaland vous fait penser ? Où sommes-nous, à votre avis ?

Quelle finale!!!! Tout simplement magistrale, le cri du Demersal, le violon et les voix du Merfolk, le DRUM, les harmonies ! C’est absolument immersif et époustouflant.

Si nous étions déjà fans de Loisel, avec le grand cru qu’est cet album et Mousehunt ! C’est l’apothéose, nous nous inclinons devant cette œuvre !

Notre barque vaguant bien loin, Loisel ne nous fait pas juste tourbillonner, mais il brouille les pistes et les indices.

Le logo de Merfolk est discrètement posé, tout comme le titre Sundaland, et c’est là l’embrouille. Loisel joue avec nos connaissances en histoire, mythologie et géographie. Car Sundaland était en fait en Asie et le symbole qui occupe tout l’espace de la pochette, nous guide plutôt vers le Mexique, terre sur laquelle il fut découvert.

En effet, “La Pierre du Soleil” ou cuauhxicalli, plus communément connue sous l’appellation calendrier aztèque, arbore fièrement la pochette. Il s’agit de la photo d’une pièce ancienne, un bouclier brocanté au Mexique et offert au Merfolk.

Cherchez l’erreur, vous n’en trouverez point, c’est un petit jeu ou défi de culture générale que nous lance le Merfolk (le musicien).

Si comme moi, vous êtes tannés des vidéoclips copiés-collés sans aucune originalité, du style la jolie fille tourmentée ou le musicien qui regarde dans le ciel torturé par ses propres notes ! Ici, l’existence de créatures dotées d’un minimum de créativité nous donne de l’espoir, tout comme les légendaires Voivod et le monde incroyable d’Away.

Merfolk à sa façon, nous prouve qu’un peu de débrouillardise et d’imagination, même avec très peu de moyens, permettent de faire quelque chose de différent, de perturbant et d’inoubliable.

Oui, nous sommes fans finis, ce qui est impressionnant, c’est la capacité du Merfolk à nous dérouter et à concocter des compos et du visuel bluffants. Ici, Loisel s’est surpassé. !

Faites partie du mythe et encouragez Merfolk

MELOGY.CA

*Cet article n’est PAS sponsorisé, promo à titre volontaire pour encourager nos musiciens

Rockxed Event – créé par Mel Dee Rockx – réincarnation d’un projet de fanzine rock/métal paru la première fois en 1999 – puis resté dans les tiroirs, se transformant en site web, blog rock, jusqu’à sa nouvelle édition qui sera lancé bientôt !